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13 Avril 2021

Retour sur le parcours de Nicolas, 29 ans, bénéficiaire du dispositif « Trajets d’avenir »

Depuis plus de 20 ans, la Fondation Groupe RATP est engagée, entre autres, pour l’accès à l’emploi et l’éducation. Avec son dispositif, « Trajets d’avenir », elle soutient des étudiants prometteurs dont la situation personnelle rend plus difficile la poursuite d’étude dans des filières d’excellence. La force du dispositif réside dans l’accompagnement de ces étudiants par des mentors, salariés volontaires du groupe RATP. Les étudiants découvrent le monde de l’entreprise aux côtés de professionnels, qui ont à cœur de partager leurs valeurs et de transmettre leur expérience. En partenariat avec la Fondation Mines-Télécom, la Fondation Groupe RATP accorde depuis 8 ans, 6 bourses par an à des élèves de Télécom Paris et Télécom SudParis. Les deux fondations ont renouvelé leur partenariat pour l’année universitaire 2020-2021, l’occasion de revenir sur de jolis parcours d’anciens étudiants bénéficiaires et aujourd’hui diplômés.

Nicolas, 29 ans, a été diplômé de Télécom Paris en 2019. Il travaille aujourd’hui au Royaume-Uni chez Samsung. Il revient pour nous sur son parcours et sur le soutien qu’il a reçu grâce au dispositif « Trajets d’avenir ».

« Mon parcours est atypique. Une histoire familiale compliquée m’a amené très tôt à me prendre en charge financièrement. J’étais bon élève. J’ai obtenu un bac scientifique puis j’ai commencé une licence de chimie mais j’ai très rapidement cessé d’aller en cours. Je travaillais en parallèle, accumulais beaucoup de petits jobs pour subvenir à mes besoins. Cela me prenait beaucoup de temps, des soirées, tous mes week-ends et m’en laissais assez peu pour étudier. J’ai arrêté une première fois mes études et j’ai cherché  du travail. J’étais passionné de musique électronique. Quelques temps plus tard, j’ai fait un prêt pour intégrer une école privée d’ingénieur du son, je travaillais dans un fast food en parallèle. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas pour moi, qu’il s’agissait d’une passion mais pas de mon futur métier. J’ai alors commencé un CAP DOSC (distribution d’objets et de services à la clientèle) en apprentissage avec la poste. Cela me permettait de gagner ma vie et me laissait du temps pour composer de la musique mais surtout : le permis de conduire était payé dans la formation. C’était l’opportunité de le passer car je n’en avais pas les moyens. Ce CAP m’a imposé une structure dans une période de ma vie où j’étais un peu perdu. Pour autant, je m’ennuyais, j’étais assez frustré de ne plus faire de sciences, alors que j’étais plutôt doué. J’ai eu le sentiment que je pouvais peut-être faire un peu plus. Le métier d’ingénieur m’attirait. Cela voulait dire, faire un tas de choses, ne pas se focaliser sur un seul domaine, avoir une bonne connaissance des domaines techniques et scientifiques. Je ne connaissais pas les grandes écoles à l’époque. J’ai donc décidé d’intégrer une double-licence mathématique-informatique à l’Université. C’est à la fin de ma licence que j’ai entendu parler des grandes écoles, notamment grâce à des élèves qui avaient fait prépa. »

Une fois sa double licence obtenue, Nicolas tente le concours d’entrée à Télécom Paris via la voie d’admission universitaire ouverte à une vingtaine d’élèves tous les ans. Il intègre Télécom Paris à 24 ans. Pourquoi Télécom Paris et pas une autre école ?

« Je suis toujours allé là où cela me paraissait le mieux sur le moment. J’ai agi de la même manière pour Télécom Paris. Lorsque j’ai passé les entretiens d’admission, les examinateurs m’avaient bien précisé que c’était très compliqué de travailler en parallèle de ce cursus. Je n’avais aucun revenu, travailler n’était pas une option. Je me rendais bien compte que ça allait être difficile mais j’ai encore une fois suivi mon instinct. »

Au début de sa première année, le dispositif de bourses mentorées « Trajets d’avenir » est présenté aux nouveaux entrants. Nicolas candidate, il bénéficiera du programme tout au long des trois années de son cursus : un accompagnement financier mais également l’accompagnement humain d’une mentor, Hélène GUILLOU, cadre dirigeant au sein du Groupe RATP.

« Grâce à ce soutien de la Fondation Groupe RATP et de la Fondation Mines-Télécom, j’ai pu me concentrer à fonds sur mon parcours. Pour la première fois depuis mes 18 ans, je n’étais pas obligé d’accumuler les jobs étudiants en parallèle de mes études. Le mentorat représentait aussi pour moi l’opportunité d’être soutenu par un professionnel, de bénéficier de ses conseils. Après avoir traversé de nombreuses difficultés, ces trois années ont été un réel soulagement. En première année à Télécom Paris, les cours en IA, en data science m’ont passionné, j’ai su assez rapidement que c’était vers cela que je voulais aller. Même si les choix de spécialisation étaient nombreux. J’ai toujours été passionné de programmation, déjà au lycée, j’étais attiré par l’intelligence artificielle mais à l’époque, on n’en parlait pas autant. Aujourd’hui, je suis machine learning engineer chez Samsung dans l’équipe télévision. L’intelligence artificielle permet le développement de nombreuses applications. Dans mon équipe, on aimerait permettre aux télévisions d’accéder à cette technologie. Les télévisions sont pour l’instant moins performantes que les smartphones par exemple dans ce domaine. Cette technologie est très gourmande en termes de performance, cela demande de grosses ressources : un véritable challenge ! En travaillant au Royaume-Uni, je me rends compte également de la qualité de la formation que j’ai reçue. Selon mon manager, je suis le seul, grâce à ma formation, à pouvoir accéder à tous les niveaux de projet, notamment au niveau technique. Je suis heureux aujourd’hui d’avoir persisté pour trouver ma voie. Et cela a été possible aussi grâce au soutien de la Fondation Groupe RATP et de la Fondation Mines –Télécom, sans aucun doute. »

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